eSport : le jeu en ligne bientôt reconnu comme discipline olympique ?

Le jeu en ligne continue de gagner de nouvelles lettres de noblesses, on l’a vu notamment lors de la Paris Games Week qui s’est déroulée la semaine dernière, l’engouement des participants et des médias était fort pour une industrie en plein développement. Les compétitions génèrent toujours plus d’attention et les gains pour les joueurs professionnels augmentent, au-delà des aspects financiers, il est intéressant de voir que cette culture geek et jeux vidéos touche une part de la population toujours plus grande. De nombreuses marques développent ainsi des partenariats et sponsorisent les équipes, elles voient le potentiel en terme de visibilité de ces compétitions qui en comparaison du football ou des courses hippiques coûtent moins cher à organiser. Côté paris sportifs, des sites comme Bet777 vont bénéficier de ce regain d’intérêt et toucher de nouveaux parieurs pour ensuite peut-être diversifier l’offre. Plus de parieurs signifient également plus de gains à répartir pour les gagnants, c’est du win-win de tous les côtés. Se posera quand même la question de l’autorisation du paris sportif sur les disciplines olympiques.

L’industrie du jeu va dialoguer avec le CIO pour créer une nouvelle discipline

La reconnaissance de l’eSport par le comité d’organisation des jeux olympiques est en cours. Les représentants du CIO lors du sixième sommet olympique ont reconnu la forte croissance de cette discipline notamment auprès des jeunes générations. L’activité sportive associée demande une préparation et un entraînement avec beaucoup d’intensité comme de nombreux sports plus traditionnels. Cette intensité évoquée par le comité olympique dans son communique de presse officiel rend compte du besoin de prendre en considération le jeux sportif électronique.

C’est LEQUIPE eSport qui a développé depuis quelques temps une catégorie d’actualités dédiée à l’univers du sport en ligne : diffusion de la finale des mondiaux en direct, interviews de personnalités publiques engagées auprès des jeux vidéos, les sources d’informations sont nombreuses. L’industrie intéresse la Mairie de Paris pour le rayonnement qui y est associé mais aussi les retombées économiques du secteur. Les élus souhaitent faire de Paris la capitale européenne de l’eSport, avec la candidature de 2024, cela est en bonne voie ! Les grands événements sportifs amènent du monde, il est normal que les pouvoirs publics souhaitent suivre la tendance qui monte.

Les réglementations et valeurs du mouvement olympique

Pour pouvoir rejoindre la grande famille des sports olympiques, le eSport va devoir passer à la moulinette du mouvement olympique, pour s’assurer que son fonctionnement est conformes à la réglementation et aux valeurs qui sont rattachées à la grande manifestation. Le contenu ne doit pas également enfreindre les valeurs olympiques, ce qui va être un peu plus compliqué pour certains jeux vidéos à mon humble avis. En effet, de nombreux jeux vidéos en ligne sont limités à une catégorie d’âge souvent supérieure à 16 ans, est-ce que cela va convenir au CIO ? Je pense à Counter-Strike ou Battlefield entre autres.

De l’autre côté, l’étude va devoir étudier le fonctionnement détaillé de l’existant, en matière de paris, antidopage, manipulation etc… Il faut surtout éviter tout nouveau scandale qui pourrai abîmer l’image des jeux olympiques. Il y a de surcroît une vraie appétence pour les paris sur les compétitions de jeux vidéos. Nous en avions parlé dans un précédent article sur l’arrivée de l’eSport dans les paris en ligne. La jeune génération représente un sacré potentiel en matière d’argent à dépenser en ligne sur les sites de paris ou casinos, l’intégration d’une nouvelle discipline donnerai la possibilité de toucher ces clients par un autre canal d’acquisition. L’avenir approche !

Les grands chiffres de l’eSport en France

Sur un chiffre d’affaires de près de trois milliards d’euros pour le marché global des jeux vidéos, l’eSport représente une petite fraction de ce business avec seulement quelques dizaines de millions d’euros de revenus. Mais le potentiel de développement est important, notamment sur la partie des paris sportifs. Cela créerai un engouement supplémentaire et l’arrivée de nouveaux revenus pour soutenir cette industrie balbutiante. Les experts se multiplient avec des animateurs d’émissions populaires en ligne, deux chaînes TV en France (GameOne et NoLife), des groupes médias comme Webedia qui animent des réseaux de talents et sportifs… Tout laisse à penser que le secteur se dirige dans la bonne voie de la professionnalisation.

Ce serai près de 2% de la population française qui aurai déjà visualisé une compétition de jeux électronique en ligne, une étude réalisée par le gouvernement estime même ce chiffre plus haut avec 4,5 millions de spectateurs en France. Les jeux générant le plus de vues étant League of Legends, Counter-Strike GO, Dota, Hearthstone. Et vous, en faites-vous partie ? Les principaux jeux étant : les FPS, MMORPG, jeux de combat, football, MOBA et stratégie. On note une certaine variété avec des supporteurs souvent transversaux, comparé à d’autres disciplines sportives, on l’on regarde uniquement le football versus le basketball, côté jeux vidéos, la représentativité est forte et bien présente.

Pourquoi finalement rejoindre le monde olympique ?

On peut aussi se demander pourquoi le monde de l’eSport aurai intérêt à rejoindre le monde olympique. Il y a derrière la nouvelle discipline un côté hors système et auto-construction qui plaît aux aficionados et même si rentrer dans la professionnalisation de l’industrie est important et nécessaire pour assurer un avenir, que va apporter le CIO en plus ? Si on regarde les championnats de football, on a un peu le sentiment que le football olympique fonctionne mal et apporte finalement peu de valeurs aux participants et aux supporteurs. Le besoin de rentrer dans le norme n’est-il pas finalement la principale motivation des pro-olympisme ? Le sujet est à creuser, mais dans toutes les situations, il faut peser le pour et le contre. D’un autre côté, le jeu en ligne est aujourd’hui dominé par des éditeurs de jeux vidéos, le fait de passer par un organe qui ne répond pas à des objectifs financiers, permettrai peut-être apporter de la sécurité sur le bon déroulement des compétitions et de revenir à des valeurs sportives et non des objectifs financiers corporatistes. La question se pose… Il n’y a pas de bonne ou mauvaise situation, tant que le sport continue de capter de nouveaux fans et de partager des sensations. À suivre 🙂