La sécurité routière en entreprise

Le risque routier est trop souvent sous-estimé dans les entreprises, qu’il s’agisse de petites, de moyennes ou de grandes entreprises. Et pourtant, c’est la première cause d’accident mortel en entreprise. Alors que le décret du 5 novembre 2001 demande la rédaction d’un « document unique » listant l’ensemble des risques professionnels, le volet concernant le risque routier n’y est que peu mentionné. Dès lors, rien de tel que de l’inscrire et surtout mettre en place des actions régulières et surtout, de les suivre. Gros plan sur la prévention à la sécurité routière en entreprise. 

La prévention à la sécurité routière, les actions

Première cause de mortalité au travail, représentant plus d’un tiers des décès au travail, les accidents sur un trajet professionnel pourraient être pour la plupart évités. Mieux vaut alors sensibiliser les salariés à la prévention routière tant qu’ils ne sont pas touchés. Actions de sensibilisation qui doivent comprendre aussi bien les trajets professionnels lors des missions que les déplacements entre le domicile et le travail. Et si les TPE et les PME sont plus exposés à ce risque, toutes les entreprises et activités sont au final concernées. 

En matière de prévention à la sécurité routière en entreprise, l’employeur a des obligations auxquelles il ne peut se soustraire de par la loi. Et pour cela, il convient de mettre en place des actions de prévention liées au secteur d’activité, de mener des actions d’information et de formation auprès des salariés quel que soit son contrat et de leur donner des moyens de travail adaptés. Pour ce dernier point, le fait d’opter pour un outil de gestion de la flotte présente de nombreux avantages. Ce dernier contrôle alors le style de conduite, mais il intègre également un assistant audio d’aide à la conduite pour améliorer ses comportements sur la route. Il peut également être équipé d’un « bouton panique » qui permet alors d’alerter une interface en cas de danger. Bien plus qu’un gadget, une interface qui permet alors de localiser un employé en situation de danger et intervenir au plus vite. 

En marge, il est important de vérifier régulièrement selon un calendrier précis l’état de la flotte de véhicules. Il faut aussi évaluer le risque routier et mettre en place des mesures de prévention adaptées en fonction des usages. Et parce que l’usage du téléphone multiplie par cinq le risque d’accident de la route, il est indispensable de rappeler la réglementation de l’usage du téléphone mobile au volant. Ainsi dans le cadre de la sécurité routière, l’employeur doit vérifier la validité des permis de conduire. En effet, en cas d’accident, l’employeur peut être tenu pour responsable et se faire sanctionner – amende, peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans dépendamment de la situation – en cas d’accident. 

Et, parce que le meilleur moyen de prévenir les risques est d’informer les salariés, la formation est un excellent biais pour une prise de conscience. Comprendre, analyser le comportement au volant, sensibiliser sur les dangers – alcool, vitesse, signalisation notamment – permet de réduire considérablement les risques d’accident. Le programme de formation et de sensibilisation doit être régulier pour rester vigilant. En parallèle, ces mesures peuvent également s’accompagner d’autres au sein même de l’organisation pour diminuer les risques et plus particulièrement sur les trajets domicile-travail. Être tolérant sur les retards, former à l'éco-conduite, mettre en place un PDE, favoriser le télétravail, prendre en charge le coût des transports en commun partiellement ou totalement, participer aux « Journées de la sécurité routière au travail », aider les conducteurs de deux-roues à mieux s’équiper ou encore développer des services de proximité comme une crèche d’entreprise sont autant d’axes qui permettent de compléter la prévention. 

Autant de mesures qui réduisent certes le risque d’accident, mais surtout l’absentéisme. L’absentéisme est un fléau pour l’entreprise tant il perturbe son fonctionnement. En effet, il engendre un coût de remplacement parfois élevé, affaiblit la productivité et la performance, affecte les équipes de travail et leur motivation notamment.