Pour que le goûter retrouve ses lettres de noblesse en adultie !

Voici ma modeste participation au blog Le Goûter.

Certains le voient comme un épisode ponctuel d’une journée ; une habitude. Pour moi, le goûter est la résultante d’une ambiance et d’un état d’esprit. Le goûter ne s’impose pas, il vient à l’esprit. Une odeur, une envie le déclenche et le voilà qui surgit. Cette soudaineté fait que le goûter s’improvise et c’est cette improvisation qui le rend unique. Lorsque l’envie soudaine de goûter arrive, elle se traduit par le choix de la composition de celui-ci.

Le goûter est un acte personnel, une porte vers l’imaginaire. Sa composition est improvisée et se fait avec les « moyens du bord ». Pour moi, le goûter est sucré comme salé et il ne faut pas hésiter à oser une alliance entre les deux. La recherche de saveurs est primordiale.

La constitution du goûter permet de faire ressurgir le passé. Le rôle du souvenir, de la mémoire est fort et l’on se rend compte du temps écoulé, perdu. Seuls les bons souvenirs attachés à des éléments du goûter s’immiscent alors dans notre esprit, avec par exemple le souvenir de notre chère et tendre mère qui enfant nous préparait avec amour un goûter, ce qu’elle mettait dedans et de quelle manière.

On trouve dans l’acte de goûter une sorte de phénomène de réminiscence, de re-connaissance (1) par le goût et la gestuelle. Goûter devient un rituel non-ponctuel et improvisé délicieux, autant pour le palais que pour les sens.

Mais attention, le goûter doit respecter certaines limites. Le goûter n’est point un dîner et doit savoir rester léger. Il doit garder son charme et demeurer un bref instant qui s’évapore lentement au rythme du carré de chocolat enrobé de lait qui fond doucement sur la langue.

(1) la faute sur re-connaissance est choisie.

Gus iRonfle