Digitalisation du droit et startups juridiques

Les cabinets d’avocats viennent tout juste de commencer leur communication et promotion sur les canaux de publicité traditionnels alors que de leur côté les startups révolutionnent l’accessibilité au conseil juridique. Malgré des règles anciennes et un protectionnisme de l’Etat, le secteur du droit subit également la digitalisation de sa profession par les startups. En complément de cet article, nous vous invitons à lire cet article du JDN sur l’ubérisation du droit.

De nouveaux acteurs du droit sont donc apparus sur le marché avec plusieurs objectifs :

  • Rendre les démarches juridiques et liens avec l’administration accessibles
  • Apporter plus de transparence sur les frais et honoraires
  • Replacer la valeur ajoutée sur le conseil individuel et spécifique

La mise en oeuvre de ces startups ou nouveaux acteurs du droit se traduit par la création de bases de données de documents juridiques accessibles à tous et des algorithmes qui en fonction du besoin, de la situation et du caractère de la demande vont être en mesure d’apporter une première solution où tout du moins un éclairage au demandeur. Ainsi, la question de la rémunération de la valeur ajoutée est totale : créer des documents juridiques est facile mais les adapter à chaque situation demande de l’expertise (et du temps), il faut donc rémunérer cela et mieux. Ces nouveaux acteurs se rémunèrent ensuite en proposant du conseil personnalisé, relecture etc… Bref, comme les cabinets traditionnels !

On peut voir cette accessibilité de la documentation juridique et cette transparence comme un moyen de motiver les prospects et futurs clients à avoir recours au juridique, je pense notamment au cas de la convention collective dont les textes de lois sont disponibles en ligne ici. Plus on renseigne et informe une cible, plus on ouvre l’univers des possibles et donc l’appel à un expert. Les écueils possibles : fausse transparence, baisse des marges pour les réfractaires au numérique, remise en cause du système juridique etc…

La dématérialisation est le moteur de cette digitalisation du droit, la signature de documents juridiques peut désormais se faire à distance avec des systèmes inviolables, et le rendez-vous physique n’est plus nécessaire pour rencontrer un conseil. Le téléphone et le courrier sont désormais remplacés par les messageries instantannées et réponses automatiques d’intelligences artificielles. Les geeks d’entre nous apprécierons cette ouverture, je pense à un besoin récent de mentions légales, en quelques clics j’ai récupéré une version adaptée et corrigée par un juriste pour quelques dizaines d’euros.

A suivre !